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 Sweet dreams are made of this [Aydin]

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Kylo Ren

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MessageSujet: Sweet dreams are made of this [Aydin]   Ven 13 Mai - 11:13


   
ft. Aydin & Ren

   
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 La fièvre semblait l'avoir pris depuis plusieurs jours déjà, il dormait peu, il dormait mal, et l'atmosphère pensante des deux planètes semblait comme l'écorcher vif. Etait-ce de la peur ? Non, très tôt Kylo avait appris à combattre un tel sentiment. Le jeune Ben aussi le pouvait. Un peu. Lorsqu'un wookie vous dit en riant que vous êtes invincible, vous le croyez...  Alors, peut-être était-ce pour cela que Luke n'avait su le rattraper à temps, parce qu'il n'avait pas senti en son neveu ce sentiment de peur, caractéristique du côté obscur, celui que lui-même possédait encore un peu. Il ne savait pas, il n'y pensait pas surtout, Luke n'était plus un oncle mais un ennemi depuis longtemps, et le chevalier ne trouvait pas la moindre trace d'affection en son cœur pour la famille de Ben désormais.

Cette main sur son visage pourtant, tu t'en souviens?

La fièvre, la Force... Conscient d'une faiblesse qui s'installait alors, Kylo Ren décida de rester sur Enkidu quelques jours. Il voulait consulter les livres du temple, du moins cela était l'excuse. Quelque chose en Gilgr'aamesh lui déplaisait bien sûr, et il ne pouvat croire que Snoke les avait envoyé ici sans rien connaître des rumeurs et des malédictions. Cela voulait dire que son chevalier devait y combattre quelque chose, en plus de ramener cette relique dont tous, ils ne savaient rien encore. Et puis il y avait l'Epice....
Hux avait donné l'ordre de repartir sur Gilgr'aamesh depuis quelques heures, heureux de laisser son comparse derrière lui. Ici, ce qu'il casserait n'appartiendrait pas au Premier Ordre. Pour une fois. Un statut quo semblait s'être nstllé entre les deux hommes, leur haine commune continuait d'exister, cependant ils l'exprimaient moins, d'une certaines manières ils avaient grandit... seul avec ses troupes sur Gilgr'aamesh, le Général saurait se débrouiller, Kylo Ren ne remettait pas en doutes ses capacités de survie, et s'il avait malgré tout un minimum de respect pour son aîné cela n'allait pas jusqu'à l'inquiétude amicale et surtout sincère. Un peu de séreux, quand même.  Et ses pensées vagabondaient, vives, instables... Il sentait la fatigue, là, dans cette petite chambre qu'il occupait, oui il la sentait se glisser contre sa peau, se frayer une place en lui, dérangeant jusqu'à l'agencement de sa cage thoracique pour mieux s'y lover, là, contre son cœur. La douleur, celle qu'il éprouvait depuis trop longtemps, celle qui ne disparaîtrait pas, ne disparaîtrait jamais. Celle qu'aucun parent ne pouvait consoler, car de parent, il n'en avait pas....

La main..

Pas de main, pas de dernier regard, pas de promesse surtout. Il ferma les yeux, étendu sur sa couchette, espérant pouvoir repousser l'enfant encore un peu. L'enfant, la Lumière, et cela ne devait pas être. Lorsque le Rêve le prit, Kylo ne pu résister. Il ne sentit pas l'odeur du sable et des vieilles pierres, il s'en étouffa simplement, et la nuit était tombée lorsque le jour devait être, mais cela était le rêve, cela était le songe. Quelqu'un l'appelait, autre chose, et devant lui courait Ben comme le faisait un véritable enfant des sables, ne craignant rien des dunes, de leurs pièges. Jamais il n'avait couru ainsi, son territoire était fait de plaines et de forêts, ses genoux s'écorchant dans l'herbe, dans la boue, mais le sable il ne connaissait pas. Il grimpait aux arbres, il grimpait aux vieilles pierres, se causant bien des chutes, faisant hurler sa mère aussi, pour l'état de ses vêtements, pour l'état de ses bleurs. Et puis il y avait l'eau, il adorait cela, nager, plonger, il...
Non, ce n'était pas son enfance. Il n'était pas Ben, car son nom était Kylo Ren et le garçonnet qu'il hallucinait avait péri bien sûr. Il n'état pas Ben.
Le chevalier suivit l'ombre, ses propres pas se faisant légers comme si la Force ne pesait plus sur ses épaules ainsi qu'elle en avait l'habitude. Il pensa à l'Epice, à la tentation qu'elle représentait....Non, Kylo ne voulait pas en prendre, sa propre philosophie reposait sur le contrôle de soi, une drogue quelconque n'avait rien à y faire. Pour cette même raison, blessé, il refusait les anesthésiants, il refusait les anti-douleurs. La souffrance était bien plus qu'une punition, elle lui permettait de comprendre les limites de son propre corps, de les repousser surtout. Les repousser jusqu'à ce qu'un jour vienne la mort....

L'enfant disparu, pas le rêve. Il faisait froid à présent, et de sombres murmures s'entendaient assez pour faire craindre un quelconque cauchemar. Il ne voulait pas. Il ne voulait pas se réveiller en hurlant, le nom d'un mort aux lèvres. Comme pour lui rappeler une promesse. Laquelle ? Et la voix de Snoke semblait comme inaudible ici, il sentait sa présence pourtant, non le Leader suprême ne le laissait pas seul. Pas lui. Etait-ce bien ? Sûrement. Ben, l'enfant, il n'avait que trop souffert de la solitude après tout, malgré les jeux, malgré deux parents pourtant. Pauvre gosse....

Kylo Ren ouvrit les yeux, éveillé soudain. Il voulait aller au désert, il voulait aller à sa vision et seul, il quitta Knossos alors, silhouette sombre et inquiétante, pour s'enfoncer parmi le sable et les secrets. Ses pas savaient où le mener, preuve que le rêve avait bien été une vision, qu'il y avait un sens à trouver. Nul enfant ne courait entre les dunes, les fantômes appartenaient aux choses du cœur après tout, au passé.
Seul, il était seul, portant son errance comme un manteau de voyage dont nul ne pouvait le défaire, et cette malédiction qui était sienne s'inscrivait alors en chacun de ses gestes. Fallait-il avoir pitié ? Non, jamais, pas d'un chevalier de Ren, pas de leur Maître.

Lorsque les souvenirs de la vision s'estompèrent, Kylo sut qu'il était arrivé. Un homme était déà là, semblait l'attendre, et le chevalier reconnu en lui l'un des obscurs maîtres de l'Epice.

 « le Roi sans couronne.... »

Et son ton était railleur un peu, glacial surtout, car son insolence était froide, dénuée de la fougue de la jeunesse, lui jeune encore pourtant. Quelque chose d'obscur et de sombre murmurait fort, si fort, et Kylo comprit que l'homme était dangereux, vraiment, que d'une manière tordue et contre-nature, il avait rendu la Force sienne également.
Et cela, cette simple pensée, oui...Oui, cela le fit frissonner. Le Maître des Chevaliers de Ren.

   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
   

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Aydin Val'thir

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this [Aydin]   Mar 17 Mai - 3:46


Aydin avait regardé le jour se lever avec paresse depuis une chaise où il s'était installé de travers. Ses yeux suivirent avec patience et lenteur les rayons qui filaient contre l'horizon en gagnant en luminosité, jusqu'à ce que la lumière soit trop forte pour qu'il puisse faire face à l'astre. Il posa son livre sur ses yeux fatigués. Il lisait depuis déjà trois heures. La même page. Il s'ennuyait. Le Dernier roi s'ennuyait beaucoup. C'était devenu l'essence de ses jours.

Il plongea sa main dans un sucrier d'argent, il en sortit une perle aux reflets nacrés. Infusées dans l'épice la plus concentrée qu'il est possible de faire. Ces friandises coûtaient cher, en valeur comme en homme, beaucoup d'entre eux ayant perdu l'esprit à force d'inhaler les vapeurs entêtantes tandis qu'ils travaillaient le caramel. Ces perles étaient le nectar précieux d'Aydin. Peu pouvaient se permettre d'en consommer aussi facilement qu'il le faisait. En règle générale, elles étaient diluées dans une large bouteille d'alcool, celle-ci était alors partagée entre les invités avec parcimonie. C'était un bon moyen de finir la soirée, voguant dans les bras doux de l'épice. C'était un rituel bien connu chez les gens riches de Knossos. Ce n'était pas ce que Le Dernier Roi vendait le mieux, mais cela lui restait une de ses denrées les plus profitables quant au revenu. Lui-même ne mettait pas tant de manières dans sa consommation, il se contentait de faire glisser la perle contre sa langue et de la faire fondre dans la chaleur moite de sa bouche.

C'était fort. Presque amer. Le manque de sommeil brûlait l'arrière de ses paupières maintenant fermées. Il avait lu dix fois, vingt fois, trente fois, cette page. Sans jamais réussir à la comprendre. Les mots se promenaient contre son esprit, encore plus flous et lointains que les mirages d'un désert. Il murmura quelques lettres, quelques mots, quelques phrases. Sa main caressait doucement l'argent miroitant du sucrier, la chaleur du soleil se conjugua à celle de la fatigue. Les mots déferlaient hors de lui comme une marée brûlante. Il se sentait prendre feu et tentait de réguler l'incendie avant qu'il ne soit dévoré. La chaleur le prit dans ses bras avec force, il laissa tomber le livre sur le sol d'une pièce trop grande pour sa solitude. Il se leva brusquement et arracha cette chaleur comme on déchire un vêtement trop serré. Il la jeta devant lui, dans la mare de feu des mots qu'il avait prononcés.

Lorsqu'il ouvrit ses yeux, il vit les dunes. Il vit les pas, la silhouette frêle d'un homme, d'un enfant, d'un rien. De celui qui ne savait contrôler le pouvoir qu'il cherchait désespérément. Dans la bouche d'Aydin, il ne restait qu'un grain. À peine plus grand qu'une graine de semoule. Il croqua dedans, l'amertume envahit alors son palais. Il ouvrit les yeux. Le soleil s'était installé haut dans le ciel, au sol traînait les restes de chaleur dont il s'était débarrassé. Il jeta un regard hautain à ce reliquat de douleur. Il était roi en son domaine, il contrôlait la moindre parcelle de son corps, de ce monde désertique. La Force était la dernière inconnue de ce monde, le dernier mystère. Sa plus proche et plus chère amie. Son amante préférée.

Devant ses yeux paraissaient de nouveau les dunes, larges et mouvantes. Il filait à travers le sable plus qu'il ne marchait. Il avait oublié de quitter son palais avant de sortir. Tout s'effilait dans sa tête perdue par l'Épice. Il s'assit, s'allongea contre les grains chauds. Il comprenait enfin les mots, les phrases, la page. C'était l'histoire d'un homme à jamais perdu dans un empire à reconstruire, perdu dans l'inquiétude des autres. Écrasé par la peur, il préféra s'isoler pour aller mieux, ne régnant que sur lui-même. Le roi sur sa montagne. Le Dernier Roi attendit peu, on le rejoignit rapidement. C'était une ombre accrochée à un homme. Un étranger.

Un rictus passa sur le visage du Dernier Roi. Il se força un sourire lors de la remarque de son nouveau compagnon de fortune.

"Qui a besoin de couronne avec un si beau masque ?"

Il passa sa main sur son propre visage, couvert de maquillage. Le sourire semblait immuable, figé dans une grimace presque grotesque. Aydin l'inspecta ensuite d'un air critique. Il n'avait pas peur, il ne semblait pas méfiant. En bon manipulateur, rien ne passait sur son visage. Rien qui ne fût pas prévu et calculé. Mais il se méfiait, il faut toujours se méfier des servants de la Force lorsqu'ils manquent d'arriver à sa puissance. Celui-ci, on lui en avait parlé, maître des chevaliers de Ren. Il semblait pourtant si jeune.

"J'avais senti votre arrivée, sur cette planète. Vous tous."

Il n'y avait pas que lui, oh non, d'autres étrangers étaient venus il y a peu. Fouler cette terre tranquille. Il l'avait senti à travers l'un de ses rites, s'exposant toujours plus à une grande quantité d'épices. Eux étaient différents, ces étrangers, ils n'avaient pas eu besoin de l'épice. Ils n'étaient qu'eux. Cela les rendait peut-être moins fous. Moins morts. Moins tout. C'était fascinant.

"Je vous souhaite la bienvenue sur notre modeste lune, maître. Profitez un instant de cette politesse, je serais sans doute le seul à l'offrir sans hypocrisie."

Aydin écarta légèrement les mains en baissant la tête de biais devant l'étranger dans une révérence trop haute pour être une soumission, mais trop basse pour être un manque de respect. Les règles de l'étiquette sur Endiku étaient aussi rigides que l'on puisse les trouver sur une planète encore dotée de monarchie. Difficile de dire si l'étranger comprendra, mais Aydin ne prévoyait pas de perdre ses manières si difficilement acquises pour des sauvages.

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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this [Aydin]   Mer 18 Mai - 15:30


   
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 Il y avait un danger grave, absolu, le jeune homme le sentait lui alourdir la langue, lui enserrer la gorge. Autour d'eux, le silence, Kylo Ren connaissait les bruits du désert pourtant, car ce genre de paysage grouillait de prédateurs visibles comme invisibles. Pas ici, pas sur Enkidu, là, entre les dunes, où seuls eux se tenaient désormais. Eux deux, eux trois pour un peu que l'ombre du chevalier compte également comme une personne à part entière.
Malgré la chaleur, le maquillage de l'homme devant lui ne fondait pas, incrusté à sa peau, épiderme par dessus l'épiderme. Cela était grotesque, il voulu lever le bras, envoyer voler cet être devant lui comme un enfant jetterait avec rage une poupée dont on se débarrasse, mais il ne le pouvait pas. La sensation de frontières, de limites à ne pas dépasser, car malgré sa réputation d'enfant colérique, Kylo Ren était pourtant doué d'un esprit d'analyse aigu où l'instinct se mêlait toujours étroitement à la réflexion.
L'air changea alors, tandis qu'Aydin effectuait sa révérence. Il y eut d'autres échos, bien que Kylo ne pu en reconnaître aucun. Des mots se murmuraient par dela le sable, et la tête lui tournait un peu à nouveau. Dans le salut ,le mondain s'effaçait subitement face à l'homme d'arme, et lui-même reconnu le type de révérence qu'un égal pouvait faire à un autre, un chevalier pour un frère par exemple, non un courtisan pour son roi, un apprenti pour son maître. Un maître pour l'écuyer. Et dans ce paysage éphémère, instable de ceux et de sommets, où la chute était simple, le fou les plaçait ainsi sur un pied d'égalité.
Une seconde passa, deux, il entendit une voix à nouveau depuis ses souvenirs, jeune, ennuyée, une voix qu'un enfant avait chéri plus que le plus sacré des trésors, et cette voix expliquait l'importance de telles révérences, de telles cérémonies car dans la galaxie rien n'importait plus que les rapports de Force. Une chose à laquelle Leia Organa avait toujours excellé, prendre le pouvoir d'un simple geste pour le cacher entre ses mains parfois comme une lumière, comme un secret avant que les ombres n'arrivent.
Et durant ces deux simples secondes, Kylo Ren entendit la voix de sa mère alors, les quelques leçons qu'elle lui avait inculqué avant qu'il ne devienne une créature par trop différente du fils qu'un jour en elle, elle avait porté. Ce fut comme une éternité pour lui, un simple souffle pour l'homme en face. Un choix fut fait, et, plus important, le salut fut rendu, neutre, similaire.

Kylo Ren acceptait les règles du jeu.

 « Soyez remercié de votre accueil, maître. »

La morgue que quelques instants encore, il avait brandi comme une arme, semblait disparue. Sa fragilité également, comme si le jeune homme comprenait les enjeux de la rencontre, effaçant ainsi tous ses doutes sur sa propre nature.
Le sable dansait contre son ombre à lui, il essayait de ne pas y penser, cette tâche d'obscurité attachée à ses pieds, oui il essayait...

 « Je sens la Force en vous...et une ombre, oui, elle n'est pas à votre corps mais à l'intérieur, vorace, invisible.... »

Le jeune homme pencha la tête légèrement, à peine quelques millimètres, et ses yeux ne cillaient pas. Il savait regarder, il savait analyser, faire appel à des logiques connues et oubliées...
Il savait comprendre surtout.

 « Comment est-ce, de vivre ainsi ? »

Une question autant anodine qu'empoisonnée. Kylo Ren se décida alors, réduisant la distance entre eux de quelques pas, la démarche sûre, assurée, martiale, lui le guerrier.

 « Non.... non, vous ne vivez plus depuis bien longtemps en vérité... »

   
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MessageSujet: Re: Sweet dreams are made of this [Aydin]   Mar 31 Mai - 5:38


Accepter le jeu est sans doute la plus sage des choses à faire devant le Dernier Roi. On ne refuse rien à Morphée depuis le domaine des rêves. Aydin était ravi, son sourire voulait tout dire dans cet étrange endroit. Malgré la neutralité apparente des dunes de sable, il ne fallait pas se rendre aveugle. Tout sur cette planète était étranger à l’enfant en face de lui.
On lui posa une question, une question bien étrange pour un enfant. La vie. C’est amusé qu’il allât même jusqu’à s’asseoir sur le haut de la dune. Par fierté, sans doute, en totale connaissance de la dangerosité de son adversaire. Il leva le regard vers le chevalier de Ren, clignant un peu des yeux. Le soleil était si brûlant aujourd’hui.

« C’est une drôle de question pour qui connaît déjà la réponse. Je répondrais par une autre question : que choisiriez-vous entre le bonheur et la transcendance ? »

Peu importe combien de personnes Aydin avait dû tuer, il n’en regrettait aucune. Chaque mort avait été utile à sa vie et ses envies. Il fit passer un peu de sable à travers ses mains avant de se relever, face au guerrier. Aydin avait été assassin plus d’un jour, mais il n’avait pas la prestance de la guerre. Néanmoins, il avait l’avantage de l’expérience.

« Bloqué à jamais entre ici et la planète, il y a bien des vies inutiles. Futiles. C’est avec l’ennui que s’installent les conflits stupides, ils sont là pour remplir le vide. Il y a ceux qui ne savent pas et qui sont heureux. Il y a ceux qui savent et qui n’ont pas le courage de faire autre chose que d’être malheureux. Ces derniers passent par l’épice pour oublier. Les premiers passent par l’épice pour s’amuser. Mais combien passent par l’épice pour aller plus loin que soi même ? »

Aydin eut un sourire malsain.

« Dans les champs, la Force semble partout et à la portée de tous. Pourtant, il y a des gens qui meurent tout le jour, juste en essayant de s’approcher de ce que je consomme. Ils partent à jamais dans le voile éthéré par un souffle de brume épicée. Survivre aux autres est merveilleux. »

Il parlait avec un amusement croissant, ses paroles roulaient dans l’air comme un tas de chiffon aurait roulé au bas de la dune.

« J’ai choisi la Force autant qu’elle m’a choisie. Je ne retirerais pas un moment de ma vie. J’ai été plus loin que tous, j’ai sublimé les façons d’être. Je suis devenu tellement plus qu’un simple humain ici. Je ne sais pas encore si je vis ni si je meurs. Et je pense que c’est bien là la preuve la plus concrète de mon immortalité en devenir. »

Jamais personne moins égocentrique, moins imbue d’elle-même ou même modeste n’avait foulé ce désert. Aydin était le Dernier Roi pour une raison bien simple : si un jour, il devait tomber, il ferait tomber son empire avec lui. Il brûlerait jusqu’au dernier de ses fondements, jusqu’au dernier des champs d’épice, jusqu’au dernier ouvrier. C’est une folie que son pouvoir parfait pouvait lui permettre.

« Il paraît que vous, qui venez d’ailleurs, vous n’avez pas besoin de l’épice. Est-ce vrai ? Il vous faut vivre sans choix ? »

Sans le choix de devenir fou ou non.

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